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Le Parlement réclame de nouvelles règles contre le pantouflage

La Commission européenne doit impérativement renforcer le code de conduite de ses commissaires, ont affirmé les eurodéputés. Un tour de vis nécessaire après la multiplication du conflit d’intérêts entre anciens membres de la Commission Barosso et le secteur privé.

José Manuel Barroso, Neelie Kroes puis Connie Hedegaard : la liste d’anciens membres de la Commission européenne en situation de conflits d’intérêts ne cesse de s’allonger.

Une saga de mauvais gout qui a fait réagir le Parlement européen lors d’une discussion le 4 octobre avec le commissaire Pierre Moscovici à Strasbourg.
« Le recyclage d’anciens commissaires européens dans des grandes entreprises ne fait qu’attiser la méfiance des citoyens envers l’UE » a regretté le coprésident du groupe des verts au parlement européen, Philippe Lamberts.

L’ancien président de la Commission européenne et les deux anciennes commissaires ont enchainé en quelques semaines les prises de fonctions compromettantes dans le secteur privé.

José Manuel Barroso

L’ancien président, José Manuel Barroso s’est attiré les foudres des dirigeants européens en acceptant un poste chez la banque américaine d’affaires Goldman Sachs.

Neelie Kroes

Neelie Kroes, l’ancienne commissaire au numérique a quant à elle rejoint Uber.

Plus grave, la Néerlandaise a vu son nom impliqué dans le récent scandale des Bahamas. En effet, cette dernière a occupé le poste de directrice de l’entreprise Mint holding basée aux Bahamas pendant son mandat à Bruxelles, et ce sans en informer l’exécutif, enfreignant ainsi le code de conduite.

Connie Hedegaard

Dernier en date, le départ de l’ancienne commissaire au climat, Connie Hedegaard chez Volkswagen, a bouclé la boucle.

Les déclarations des eurodéputés se sont accordées sur un point : la nécessité de renforcer le code de conduite des commissaires européens, jugé trop peu contraignant.
Parmi les recommandations récurrentes, la prolongation de la période de « cooling off », c’est-à-dire la période pendant laquelle les commissaires sont tenus d’informer la Commission de toute nouvelle prise de fonction.

Aujourd’hui, cette période est de 18 mois, et les eurodéputés recommandent de l’étendre entre 22 mois et 3 ans, selon les groupes politiques.

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