Magazine est un média indépendant, véhiculant des idées d'ouverture et d'analyse basées sur presque 30 ans d'expérience journalistique ...

l’UE et le Canada ont signé leur accord de libre-échange

La signature du CETA, retardée par des désaccords internes belges, a finalement eu lieu le 30 octobre. Prochaine étape: sa ratification obligatoire par chacun des différents parlements des pays de l’Union européenne.

l’UE et le Canada ont signé dimanche 30 octobre à Bruxelles leur traité de libre-échange (CETA), retardé par de vifs désaccords internes en Belgique qui rendent incertaine l’étape suivante: sa ratification obligatoire par chacun des différents Parlements des pays de l’Union.

Donald Tusk/Justin Trudeau/Jean-Claude Juncker

  »Quelle patience! », a lancé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au Premier ministre canadien Justin Trudeau à son arrivée au siège du Conseil de l’UE.

« Les choses difficiles sont difficiles, mais on a pu réussir », lui a répondu M. Trudeau. « Bien joué! », a-t-il aussi dit au président du Conseil européen Donald Tusk.

A l’extérieur du bâtiment, quelques dizaines de manifestants scandaient des slogans hostiles au CETA et brandissaient des pancartes – « Citoyens avant multinationales » -, au son de tambours.

Ils ont aussi lancé de la peinture rouge. Le Premier ministre canadien – dont l’arrivée a été retardée d’une heure et demi en raison d’un problème technique d’avion au départ d’Ottawa – attendaient depuis plusieurs jours que les Européens règlent leurs bisbilles afin que l’accord puisse être signé.

Une énième crise européenne, dans une UE déjà ébranlée par le Brexit, la crise des migrants et le terrorisme.

Le CETA, qui vise essentiellement à supprimer les droits de douane avec un pays ami, représentant 1,6% de ses importations et 2,0% de ses exportations, a fait face ces derniers jours à un emballement politique et une dramatisation des enjeux entourant sa signature.

Ratification: la tâche s’annonce délicate

L’accord « intrabelge » conclu, il n’a fallu que quelques heures à l’UE vendredi pour obtenir le feu vert des 27 autres Etats membres, puis organiser ce nouveau sommet.

Le traité doit maintenant être ratifié par les Parlements européen et canadien avant d’entrer en application partielle et provisoire.

L’UE fera alors face à une autre montagne: sa nécessaire ratification par les différents Parlements nationaux et régionaux de ses Etats membres, afin qu’il devienne définitif. Une tâche qui, à la lumière du psychodrame belge, s’annonce délicate.

« Une grande majorité des peuples européens sont favorables au libre-échange », a estimé la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.

« Nous devons nous engager dès le début avec les citoyens pour expliquer, écouter leurs inquiétudes, les amener à la table des négociations et s’assurer qu’il y ait plus de transparence et d’implication », a-t-elle néanmoins reconnu.

Leave A Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>