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L’industrie automobile craint les possibles restrictions de Bruxelles

L’industrie automobile veut garder le contrôle total sur les données récoltées via les futures voitures connectées, et craint que Bruxelles ne leur mette des bâtons dans les roues.

Pour le moment, les voitures connectées ne sont qu’un rêve: les producteurs commencent à peine à doter les voitures de fonctionnalités liées à Internet.

Cependant, ils craignent d’ores et déjà que les projets de l’exécutif européen de limiter l’utilisation de données à partir de véhicules connectés ne tempèrerent les bénéfices obtenus grâce à cette nouvelle technologie.

Günther Oettinger, responsable de la politique numérique européenne, se prépare en effet à annoncer de nouvelles mesures pour contrôler l’utilisation de big data dans les entreprises, dès cet automne. Plusieurs sources ayant pris connaissance du dossier ont annoncé qu’il était fixé au 30 novembre, mais les représentants de l’UE débattent encore sur le type de loi qu’ils veulent mettre en place.

Car les producteurs de voitures espèrent pouvoir exploiter les données envoyées depuis les véhicules et appréhendent une initiative qui leur imposerait des gardes-fous quant à l’utilisation et la vente de ces données à des entreprises partenaires.

La commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, garde déjà un oeil sur les mesures de partage des données.

La Commission européenne encourage les producteurs à développer les véhicules connectés et sans conducteur. Néanmoins l’industrie automobile a prédit que ces véhicules ne pourront pas circuler en se passant complètement de l’aide du conducteur pendant encore quelques années.

La commissaire à la concurrence a même reconnu que, malgré la basse consommation d’énergie et la diminution des accidents de la route grâce à ces voitures, elles apparaissent encore « presque comme de la science-fiction » pour les consommateurs.

Big data et concurrence

« Les producteurs automobiles ne sont pas contre le partage des données », a pourtant affirmé un porte-parole de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), suite au discours de Margrethe Vestager. « Ils veulent simplement s’assurer que la sécurité, les assurances et les responsabilités seront garanties quand elles seront partagées. »

Les producteurs sont déjà sur la défensive avant même l’annonce officielle du commissaire à la société numérique, qui pourrait être à l’origine des toutes premières régulations sur l’accès des entreprises aux données personnelles, récoltées par les machines ou les outils connectés à Internet.

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