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Bulc juge l’accord sur les émissions de l’aviation à portée de main

La commissaire au transport, Violeta Bulc, est d’un « optimisme modéré » quant à la conclusion d’un accord pour limiter les émissions de CO2 émis par les avions de passagers en 2021.

« Après quatre jours de discussions, je suis heureuse de la dynamique ayant émergé de l’assemblée de l’OACI et manifeste un optimisme modéré quant à l’issue positive [d’un accord] », a déclaré Violeta Bulc, le 30 septembre, suite aux réunions à Montréal de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Son équipe a expliqué qu’une « majorité écrasante » était en faveur du texte actuellement sur la table, que l’UE voit comme le « plus petit dénominateur commun ».

Le dernier projet d’accord prévoit un mécanisme mondial basé sur le marché pour compenser une partie des émissions générées par les avions passagers. Ce système complèterait les réductions faites grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique, à de meilleures routes aériennes et aux biocarburants.

L’objectif est que le trafic aérien parvienne à une croissance neutre en carbone à partir de 2020, et ce, en dépit du fait que le nombre de passagers devrait doubler d’ici à 2035, pour dépasser les 6,5 milliards de passagers aériens par an.

Concessions

Néanmoins, selon le projet d’accord, ce mécanisme qui s ‘appuie sur le marché ne serait obligatoire qu’à partir de 2027. Une grande concession faite par les Européens, qui luttaient pour que le système commence à s’appliquer en 2021. Par conséquent, les négociateurs européens se sont embarqués dans une offensive diplomatique pour pousser le plus de pays possible à adopter le mécanisme sur une base volontaire, dès le début.

À ce jour, environ 60 pays représentant 84 % des émissions de l’aviation mondiale ont affirmé qu’ils appliqueraient le mécanisme en 2021. De leur côté, la Chine, l’Inde, et la Russie continuent de mettre des bâtons dans les roues d’un accord mondial de l’OACI.

Pékin voudrait voir les nations développées prendre les rênes de la réduction des émissions de l’aviation et pointe du doigt les pays riches, responsables d’une grosse part des émissions de CO2 jusqu’à présent.

Pour Moscou, l’argent généré par les projets de compensation des émissions devrait revenir dans les caisses de l’industrie aérienne.

Même si les trois pays soutiennent le mécanisme, reste à savoir s’ils sont prêts à le mettre en place de manière volontaire pendant la période initiale de six ans.

Les groupes de défense de l’environnement ont quant à eux insisté sur le fait que les projets devaient avant tout aider à réduire les émissions.

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