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Nations Unies : l’ONUDC affirme la nécessité de faire face aux passeurs de migrants

Face au mouvement mondial de personnes, le Directeur exécutif de l’ONUDC a encouragé les pays à enquêter et poursuivre les pratiques criminelles et protéger le droit des victimes, y compris ceux en situation irrégulière.

Le chef de l’Office des Nations Unies pour les Drogues et Crimes (ONUDC), Yury Fedotov a déclaré lors de son discours d’ouverture de la réunion de haut niveau des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants dans le cadre de la 71 e Assemblée Générale de l’ONU : « Nous ne pouvons pas laisser la plus grande crise de migrants depuis la Seconde Guerre Mondiale être exploitée en tant qu’opportunité de faire des affaires ».

Tandis que des millions de réfugiés et de migrants sont en situation de risque, il y avait un besoin urgent de lutter vigoureusement contre la traite d’êtres humains et le trafic de migrants, mais, M. Fedotov a déclaré, « c’est surtout une question de respect  ». Il a également appelé à une plus grande reconnaissance de la dignité et du droit à la protection des personnes en mouvement.

Il a souligné l’importance de la mise en œuvre des protocoles sur la traite des personnes et le trafic des migrants en vertu de la Convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale organisée.

Le directeur est également intervenu lors d’une table ronde abordant la vulnérabilité des migrants et des réfugiés. Il s’est centré sur trois aspects essentiels.

Tout d’abord, la nécessité de déplacer l’accent mis sur les mesures punitives qui affectent les migrants vers l’allocation de ressources suffisantes pour lutter contre le crime organisé qui se nourrit de migrants et de réfugiés. Deuxièmement, une réponse stratégique plus précise ciblant les réseaux criminels. Enfin, la protection des victimes et des migrants en situation irrégulière.

Pour atteindre ces objectifs, M.Fedotov a déclaré que nous devons adopter une réponse « plus ciblée, durable mieux financée. » Il a souligné que les interventions en temps limité « ne parviennent pas à poursuivre vers les vrais criminels mais risquent au contraire de punir les victimes de la criminalité, tout en laissant les réseaux transnationaux en place, menaçant d’autres vies et causant encore plus de mal. »

Lors de l’ouverture du sommet, les pays ont convenu d’une déclaration historique qui devrait conduire à l’adoption d’un accord mondial pour une migration sure, ordonnée et régulière en 2018. Parmi les engagements des dix-neuf pays dans le cadre de la déclaration de New York qui s’applique à la fois aux réfugiés et aux migrants, trois sont consacrés à l’action relative à la lutte contre les réseaux criminels.

La déclaration demande aux pays de revoir leur « législation pour assurer la conformité avec nos obligations en vertu du droit international sur le trafic de migrants, la traite de personnes et la sécurité maritime.»

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